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Krantz & Polak Resolve

Incendie PME Région Utrecht ·

Incendie dans un salon de coiffure : la discussion sur la valeur d'usage a coûté près de la moitié de l'indemnisation

Un salon de coiffure en région d'Utrecht a vu son mobilier largement détruit après un incendie de cuisine. L'assureur appliquait une valeur d'usage fortement décotée. Après contre-expertise, l'indemnisation a doublé.

Offre initiale de l'assureur
€ 42.000
Indemnisation finale
€ 89.000
Augmentation
+112%

La situation

Un salon de coiffure avec deux établissements en région d’Utrecht a été touché un matin de bonne heure par un incendie ayant pris naissance dans le coin cuisine attenant à la salle de soin. Les pompiers ont pu empêcher le feu de gagner le logement à l’étage, mais la salle de soin elle-même et une grande partie de l’aménagement du magasin ont été lourdement endommagés par fumée, suie et eau d’extinction. Les bacs à shampoing, fauteuils, casques, stocks de produits de soin et système de caisse étaient inutilisables.

L’entrepreneuse avait une assurance professionnelle classique couvrant inventaire, marchandises et perte d’exploitation. L’entreprise tournait depuis quinze ans à la même adresse. Une partie de l’inventaire avait été achetée au démarrage, une autre avait été remplacée au fil des ans.

La première réaction de l’assureur

L’expert mandaté par l’assureur est venu sur place dans la semaine et a rédigé un rapport de sinistre. Dans ce rapport, le dommage à l’inventaire était évalué à environ 42 000 euros. Au cœur du calcul figurait un fort abattement pour âge : pour les fauteuils plus anciens et les casques, une valeur d’usage d’environ 15 % de la valeur à neuf a été appliquée, alors qu’ils étaient en bon état et fonctionnaient sans problème.

L’entrepreneuse ne se reconnaissait pas dans cette évaluation. Elle avait fait largement rénover son aménagement les dernières années, avec nouveau revêtement sur les fauteuils et pièces techniques rénovées dans les bacs. Sur demande, on lui a renvoyé aux conditions de police, distinguant valeur à neuf et valeur d’usage à partir d’un âge de plus de dix ans.

Notre rôle

Krantz & Polak Resolve a été engagé comme contre-expert. Lors de la première visite, nous avons cartographié le dommage en détail, photos des éléments rénovés et factures de travaux de rénovation des cinq dernières années à l’appui. Nous avons ensuite fait réaliser une expertise indépendante par un spécialiste en mobilier de salon.

Sur cette base, nous avons pu étayer que la valeur d’usage effective d’une grande partie de l’inventaire était considérablement supérieure à ce que supposait l’abattement standard. En outre, une lecture minutieuse de la police a montré que la clause des dix ans ne s’appliquait qu’à des catégories nommément désignées, et non aux fauteuils rénovés, qui pouvaient être qualifiés contractuellement de « renouvelés ».

Après deux tours de négociation avec l’expert de l’assureur et un entretien technique complémentaire, une nouvelle évaluation a été convenue. En parallèle, nous avons revu le calcul de la perte d’exploitation sur la base des chiffres de chiffre d’affaires réels des trois dernières années, à la place des chiffres prévisionnels utilisés par l’assureur.

Le résultat

L’indemnisation finale s’est élevée à environ 89 000 euros : plus de 47 000 euros supplémentaires par rapport à l’offre d’origine. Une grande partie de cette augmentation venait d’une valorisation plus équitable de l’inventaire (environ 32 000 euros supplémentaires), le reste de la perte d’exploitation corrigée et d’une indemnité pour la location temporaire d’un poste de travail de remplacement pendant les travaux.

Le salon a pu rouvrir dans les trois mois, avec un aménagement en grande partie neuf. Pour l’entrepreneuse, cela n’a pas seulement signifié une différence financière, mais aussi la possibilité de redémarrer sans emprunt majeur.

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